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M. Omari décrypte les péripéties de la récupération de l’ancien marché de gros des fruits et légumes de Casablanca

presse -  27/02/2017
M. Omari décrypte les péripéties de la récupération de l’ancien marché de gros des fruits et légumes de Casablanca

Le président du Conseil de la commune de Casablanca, Monsieur Abdelaaziz Omari a tenu mercredi 22 février 2017 au siège de la Wilaya, une conférence de presse consacrée entièrement à la récupération par la Commune de ses biens notamment l’ancien marché de gros des fruits et légumes de Casablanca.

Lors de cette rencontre, marquée par une présence massive des journalistes représentants l’ensemble des organes de presse, M. Omari a, d’emblée, tenu à souligner que la Commune est résolument décidée à récupérer tous ses biens qui sont de nature à contribuer au développement de la métropole et à renflouer ses caisses pour réaliser les projets programmées.

 A cet égard, la Commune a conclu une convention avec la Société de Développement Local  « Casa Patrimoine » pour inventorier tous les biens communaux en vue de les valoriser et de les restaurer, a rappelé le président de la Commune. Citant à ce propos l’église Sacré Cœur de Casablanca qui a fait l’objet de travaux de restauration et le passage souterrain « Kora Ardia » (Planète terre) qui fait l’objet de rénovation et de valorisation en partenariat avec un investisseur koweitien.

 Évoquant le processus de récupération des biens de la commune, M. Omari a indiqué que la Commune a récupéré deux structures sportives à savoir le Complexe de Znata en date du 28 novembre 2016 et le Complexe Moulay Rachid de Tennis début février 2017.

 Il a, dans ce sillage, appelé les investisseurs à présenter leurs candidatures pour la gestion de ces biens communaux dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt qui sera lancé prochainement, ajoutant que la meilleure offre sera retenue par la Commune dans le cadre de la « transparence, de la compétition loyale, de l’équité et de l’égalité des chances ».

S’agissant de  l’ancien marché de gros des fruits et légumes à Assoukhour Assawdaa, M. Omari a indiqué que la récupération de cet édifice a suivi le même processus que les autres biens communaux, rappelant que ce marché a fait l’objet d’un contrat de bail daté de 1997 entre l’ex-commune Assakhour Assawdaa et la société Dimco.

Ce contrat prévoyait, selon M. Omari, le versement d’une redevance de 1,2 million DH la première année, 1,3 million DH la deuxième année et 1,4 million MDH la troisième avec une augmentation de 10% maximum toutes les trois années.

Aux termes de ce contrat, la société en question devrait verser un montant de 90.000 DH par an en contrepartie de l’exploitation du parking et une contribution à hauteur de 2 millions DH dans la réalisation d’un complexe sportif prévu au plus tard en 2003, a-t-il précisé.

 Ces engagements financiers n’ont jamais été honorés par la société Dimco, a-t-il affirmé.

En 2013, le Conseil de la Commune avait décidé à l’unanimité de résilier le contrat qui le liait à la société Dimco, vu que cette dernière n’a pas respecté ses engagements pris aussi bien financiers que sur le plan de la restructuration de cette bâtisse historique, laissée dans un état de délabrement avancé.

Cette décision a été contestée par la société en question et à l’encontre de laquelle elle a intenté un recours. Le verdict prononcé en première instance a ordonné la suspension de la décision de la Commune. Cette dernière a dû interjeter appel. Elle a obtenu gain de cause en vertu d’un jugement daté du 25 juillet 2014, poursuit  M. Omari

En date du 10 octobre 2016, intervient un jugement du tribunal d’appel administratif de Rabat en faveur de la Commune par lequel il lui confère le droit absolu de récupérer le marché de gros, a-t-il précisé.

Entre-temps, le nouveau plan d’aménagement de Roches noires a été adopté et publié au Bulletin officiel en 2015. Il prévoit d’ériger cette structure commerciale en un complexe socio-sportif. « Les documents d’urbanisation ne peuvent être discutés », a tenu à souligner M. Omari.

Interrogé sur les informations relayées par certains médias au sujet du caractère politique de cette affaire, M. Omari était on ne peut plus clair : « Il s’agit bel bien de la récupération d’un bien communal en exécution à un jugement du tribunal», insistant sur le fait qu’il agit en tant que « président de la Commune de Casablanca et non d’un parti politique ».

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