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M. Omari plaide pour un équilibre entre la ville et les agglomérations rurales adjacentes

02/02/2017
M. Omari plaide pour un équilibre entre la ville et les agglomérations rurales adjacentes

Le Président du Conseil de la ville de Casablanca, Monsieur Abdelaaziz Omari a appelé à instaurer un équilibre entre la ville et les agglomérations rurales adjacentes et à favoriser l’intégration des populations des quartiers et des agglomérations territoriales défavorisées à travers des programmes d’aménagement du territoire bien définis.

Dans une allocution prononcée, mardi 31 janvier 2017 à Casablanca, à l’ouverture d’un atelier, tenu sous le thème "Quelle gouvernance inclusive et durable pour l’aire métropolitaine de Casablanca ?", M. Omari a estimé que réussir une bonne gouvernance des aires métropolitaines pour un développement durable passe également par un renforcement de la compétitivité territoriale de la ville en tant que pôle de développement et l’instauration d’une complémentarité institutionnelle au niveau territorial.

Il a aussi plaidé pour la mise en place d’un cadre de partenariat entre le conseil de la ville, les conseils provinciaux et préfectoraux et les conseils communaux, le but étant de promouvoir un cadre de coopération intercommunale,

Il a à cet égard rappelé que la ville de Casablanca, à l’instar des autres capitales économiques mondiale, connait une agglomération accélérée, une population en augmentation et un taux d’urbanisation en croissance, estimant que la métropole casablancaise œuvre pour la mise en place de politiques de développement à caractère transversal pour lutter contre toutes formes d’exclusion de secteurs social ou spatiale.

Une version partagée, des actions concertées par les différents acteurs, une approche participative en partenariat avec la société civile et le secteur privé, sont la clé de voute pour réussir le processus de développement global et satisfaire les besoins des populations en termes d’infrastructures et de services de base.

M. Omari s’es inspiré du discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI prononcé à Agadir à l'occasion de l'ouverture de la Rencontre nationale des collectivités locales et dans lequel le Souverain a souligné que : « Nos villes ont connu un essor démographique et une expansion urbanistique tels qu'il en a résulté un empiètement de leurs périphéries sur le milieu rural, ainsi qu'un accroissement des besoins des populations en termes d'infrastructures et de services de base ».

« Cet état de choses requiert, donc, l'adoption d'une vision globale, permettant d'anticiper et de maîtriser les implications de cette expansion. Il s'agit aussi d'aménager de nouvelles zones d'urbanisation et d'instaurer un équilibre entre la ville et les agglomérations rurales adjacentes », avait souligné SM le Roi.

Lors de cette rencontre, initiée par le ministère de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire dans le cadre de la mise en œuvre du programme-pays Maroc-OCDE conclu en 2015 entre le gouvernement marocain et l’Organisation, les participants se sont penchés sur le cadre et les mécanismes de gouvernance métropolitaine, les bonnes pratiques ainsi que les améliorations à apporter à l’ensemble des défis en termes, notamment, de développement urbain, de croissance économique, de disparités sociales et de mobilité urbaine.
De son côté, le ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire, Driss Merroun, a fait valoir que cette rencontre ambitionne de définir l’air métropolitaine de la métropole économique du Royaume et identifier des logiques d’interventions partagées, innovantes et prospectives en faveur d’un développement métropolitain résilient, inclusif et durable.

« Une approche comparative entre Casablanca et autres métropoles du monde et l’échange des bonnes pratiques et des expériences menées par les pays membres de l’OCDE, nous permettra d’agir de façon efficace », a relevé le ministre.
La population urbaine, estimée à 65% des habitants en 2014, est devenue majoritaire au Maroc et pourrait atteindre 75% d’ici 2035, a fait observer M. Merroun, notant que ce dialogue permettra de dégager des approches adaptées aux dynamiques et politiques publiques engagées.
Et de rappeler que le protocole d’accord pour la mise en œuvre du programme-pays Maroc-OCDE a été signé en 2015 à Paris dans l’objectif de doter le Maroc des expériences des 35 pays membres de l’Organisation, en particulier en matière du développement du territoire.
De son côté, le Wali de la région Casablanca-Settat, Khalid Safir, a souligné que « l’aire métropolitaine de Casablanca-Settat à un poids majeur dans l’économie nationale vu qu’elle présente un fort potentiel pour devenir un pôle d’attractivité internationale, faisant remarquer que la région reste confrontée à de nombreux défis, dont la mobilité urbaine et les enjeux climatiques ».
Le dialogue entre le Maroc et l’OCDE arrive dans un moment opportun, a-t-il dit, précisant que la ville de Casablanca et la région de Casablanca-Settat ont mis en place des outils de gestion nécessitant une mise en cohérence que l’OCDE orientera et accompagnera.
Et d’ajouter que l’initiative d’organiser cette rencontre témoigne de la volonté commune de donner une nouvelle impulsion à la collaboration liant le Maroc et l’OCDE.
Prenant la parole, Claire Charbit, responsable du dialogue Maroc-OCDE, a soutenu que cet évènement stratégique est l’occasion de réfléchir ensemble autour de la question des biens communs métropolitains et de la gouvernance métropolitaine pour les politiques sectorielles clé, notamment la mobilité, le logement, le développement économique, l’environnement, la culture et les politiques sociales.
L’atelier a réuni un large panel d’experts des pays membres de l’OCDE provenant notamment de la France, de la Corée du Sud, du Chili, de la Colombie et de l’Allemagne, ainsi que l’ensemble des acteurs et parties prenantes (départements ministériels, collectivités territoriales, professionnels, acteurs économiques, opérateurs et universitaires ).

Au programme de ce conclave, figure trois sessions portant sur "Quel biens communs métropolitains à Casablanca et à quel périmètre : potentiel de Casablanca", "Quelle gouvernance métropolitaine pour les politiques sectorielles clé à Casablanca : mobilité, logement, développement économique, environnement, culture et politiques sociales" et "Quels outils institutionnels et financiers pour mettre en place une gouvernance métropolitaine efficace à Casablanca".

 

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